Logo piranha bas résille
 
Il y a quelques semaines, j'ai découvert Piranha Bas Résille, par K. Mizol. Marcus décrivait la chose comme une newsletter culturelle barrée en donnant le lien vers l'inscription.
A la lecture du formulaire d'inscription (cliquez. Cliquez, j'ai dis), je n'ai pas eu d'autre choix que celui de m'abonner.
Et bien, je n'ai rien regretté. Non, rien de rien.
 
Alors je ne pouvais pas ne pas partager cette découverte complètement déjantée et irrévérencieuse avec vous. Et une interview de son créateur me semblait une évidence.
 
Quelle idée n'ais-je pas eu là...

Le Da : Salut toi. Il paraît qu'on est potes et qu'on se tutoie (NdD : dans sa lettre, K.M. vous considère comme son pote, alors il vous tutoie. Faudra vous y faire) ? Mais, dis-moi en fait, t'es qui ? Oussque t'as bourlingué ? Dans la vraie vie, tu existe vraiment ?

 

K. Mizol : Comme c'est chiant de parler de soi j'ai décidé de t'écrire les paroles d'une chanson de Clara Morgane :

I'm madly, I'm madly in love
With Miss X
She's delicious, so dangerous
She's delicious, don't be jealous

N'attendez pas de réponses à vos questions
Y'en a pas
Mademoiselle X ne dira ni oui ni non
Chaque fois
C'est son mystère, pas vraiment clair
N'essayez pas, n'insistez pas
Et laissez-vous faire

C'est elle qui dit où, quand, comment, avec qui
Croyez-moi
Parfois elle prend, elle aime et puis elle oublie
Pleurez pas
Princesses charmant, diablesse amante
Vous la rêvez c'est vrai
Éternelle absente

I'm madly, I'm madly in love
With Miss X
She's delicious, so dangerous
She's delicious, don't be jealous

Son indifférence est son arme de défense
Elle vouvoie
Filles ou garçons, elle fait pas de différence
C'est comme ça
Sa solitude est un prélude
A votre dépendance
C'est son habitude

Elle sait brouiller les pistes, elle est née sous X
C'est sa croix
Elle accélère quand on veut la retenir
Elle s'en va
Libre comme l'air, libre et légère
Elle vous frôle puis s'envole
Mon aventurière

Mademoiselle X...

I'm madly, I'm madly in love
With Miss X
She's delicious, so dangerous
She's delicious, don't be jealous

(J'espère ne jamais entendre cette chanson, ça a l'air horrible.) (Elle devrait reprendre le porno et combiner ça avec sa carrière de chanteuse, genre sur des images de baise, y aurait ses chansons. Ce serait le truc le plus insupportable et fascinant à la fois qui existerait.)

Le Da : Allez, maintenant, parlons de Piranha Bas Résille tiens.

Piranha Bas Résille, c'est une lettre d'info confidentielle. En fait, non, ce n'est pas une lettre d'info, c'est une lettre de découverte. Non, en fait, ce n'est pas une lettre de découverte, c'est un truc sympa et fun (quoi, c'est la même chose ?) dans lequel, peut-être, on apprendra des trucs et on en découvrira d'autres...non, en fait...en fait...Piranha Bas Résille, c'est quoi ?

K. Mizol : Je sais pas trop. C'est un truc qui me permet d'écrire chaque semaine sans aucune directive imposée, à des gens qui se passent l'adresse sous le manteau et qui généralement, du fait de l'aspect personnel de la newsletter, éprouvent une certaine proximité avec moi et du coup interagissent beaucoup en me répondant, ce qui n'arrive que très rarement et de façon beaucoup moins "proche" sur un site web (et encore moins sur un magazine papier) et cette phrase est vraiment trop longue.
Au début je dédiais la newsletter à des découvertes "sous culturelles", BD, jeux vidéo, films, séries, artistes etc. Puis ça commençait à me saouler de m'être enfermé stupidement dans quelque chose où j'allais encore devoir parler de ce que font les autres. Donc j'ai eu envie de plutôt consacrer cette fenêtre de liberté au fait de parler de quelque chose, ou plutôt de quelqu'un (des artistes/auteurs célèbres) pour garder un thème précis, mais en y mettant avant tout ma propre créativité. Je sais pas si on comprend bien mais en lisant c'est mieux je suppose (inscris-toi, mon pote).

 

Le Da : Je sais que tu ne me répondras pas, mais pourquoi ce nom ? Et qui diable a si bien dessiné ce logo tout mignon tout doux ?

K. Mizol : T'es un malin, tu te sers de l'interview pour avoir réponse à cette question aha ! L'explication fut donnée dans le tout premier numéro de la newsletter, depuis je ne la donne plus, parce que ça m'amuse. D'autant que c'est idiot. Pour le logo c'est marqué à chaque fin de newsletter, comme quoi t'as jamais tout bien lu (NdD : je tiens à préciser que si, j'ai bien tout lu, mais que je ne posais la question que dans le seul intérêt du lecteur ignorant, d'abord. Non mais.). Il s'agit de mon pote Baba, un dessinateur de BD avec qui on a fait un album sur les jeux vidéo ensemble qui s'appelle Polygamer.

 

Le Da : J'ai l'impression que tu tiens à l'aspect confidentiel de PBR (bon sang, j'adore les sigles), mais "confidentiel", pour toi, ça veut dire quoi ?

K. Mizol : Ben, c'est le côté secret plus que confidentiel qui m'importe. J'aime bien l'idée d'une newsletter qui n'a pas de site web à proprement parlé (http://piranhabasresille.fr sert juste de lien à transmettre pour s'inscrire) ni de réseaux sociaux attitrés et dont on apprend l'existence uniquement parce que quelqu'un nous en a parlé. Après si jamais un jour y a 10 000 abonnés (c'est mal barré, je commence à entamer ma première phase de stagnation, autour de 250 abonnés) ça sera toujours secret mais moins confidentiel.

 

Le Da : Ton style d'écriture est vraiment personnel. Très proche d'un oral raffiné et cru à la fois. Qu'est-ce qui a nourri ta plume (et la nourrit encore) ?

K. Mizol : Franchement, je sais pas. J'écris beaucoup, c'est pour ainsi dire mon métier quand j'en ai un officiel, et ma passion quand je n'en ai pas. Je profite de cette newsletter pour me lâcher un peu du fait de n'avoir aucune ligne éditoriale précise et aucun compte à rendre à qui que ce soit en terme hiérarchique. Je n'ai aucune référence en terme d'écriture, je lis très peu de littérature ou de roman, voire pas du tout. Par contre je joue beaucoup, je regarde pas mal de séries et de films et je lis pas mal de BD et de magazines. Mais étant donné la différence de média je ne pense pas que ça influence ma plume lorsque j'écris Piranha Bas Résille. Je me lâche juste et je vois ce que ça donne.

 

Le Da : Jeux de société et jeux vidéo, ça fait partie de ta culture ? Des références qui t'ont marqué ?

K. Mizol : Ho oui, beaucoup. Surtout les jeux vidéo. Pour les jeux de société c'est plus par la force des choses, je ne suis aucune sortie mais j'ai des potes qui sont très fans et comme j'aime bien joué je me retrouve forcément à des soirées dédiées avec des nouveautés etc. En jeux de société j'aime vachement les jeux à histoire comme Sherlock Holmes Détective Conseil ou Time Stories. J'aime bien aussi les jeux où tu peux faire des coups de putes, généralement je ne cherche pas à gagner mais à m'amuser et donc à faire un truc qui va pourrir la partie de quelqu'un de façon totalement injuste. Comme mes potes sont assez râleurs je passe souvent de bons moments. Je me souviens aussi par exemple d'une partie d'un truc autour des chevaliers de la table ronde (j'ai oublié le nom, tu me corrigeras), c'est du semi coop'. C'est-à-dire qu'on joue tous ensemble mais que parmi nous y a peut-être un traitre mais on sait pas qui. Lors de cette partie j'étais le traitre (niark niark niark). J'ai passé toute la session à faire croire que je ne comprenais rien à ce que je faisais (le coup classique) et c'est étonnamment passé. "Mais pourquoi t'as été là putain ! ? Tu vas nous foutre dans la merde !" -"Ha bon ? Ha désolé je pensais qu'en allant là en fait j'allais nous aider. Bon... Bah qu'est-ce que je fais ? Du coup j'ai joué c'est trop tard pour revenir en arrière nan ?" - "Ouais bon, c'est pas grave tant pis.". Au final j'ai gagné et ils étaient tous dégoutés. Un grand moment.

 

Le Da : Une petite punchline de fin ? Un bisou ?

K. Mizol : J'aimerais bien dire de quelqu'un un jour qu'il m'a tellement léché le cul que je n'ai même plus besoin de me torcher. Mais personne ne me lèche le cul donc je me sens frustré.

 

Merci pour cette interview, c'était sympa (NdD : merci d'avoir flingué mon site avec tes réponses, c'était cool).